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 dans l'aube éclatante » lucio

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Rijaha
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MessageSujet: dans l'aube éclatante » lucio   Dim 12 Juin - 17:39

le silence des eaux piégées ; la beauté d’un paysage où rien n’existe. rien hormis ce blanc, si pur qu’il en est criminel. si blême qu’il te semble que le visage de congénères s’y perdent ; happés qu’ils sont par l’immensité où tout est gommé, sauf le manteau d’ivoire qui brûle tes coussinets, froid qu’il est.
gelé, telle la mort qui s’est emparée des lys purs. tu ne remarques rien, sur ces vastes océans figés. ne règnent que la neige et le chant muet des sirènes qui se détachent des nuages. tu les observes, ces créatures faméliques qui dansent au creux des cieux, en des formes monstrueuses ; tantôt dotées d’une dizaine de membres, tantôt dépourvues de têtes.
tu frissonnes, mortifiée. tu n’as jamais été qu’un loup destiné à errer en des terres où tu n’es pas née. tu te le remémores, rijaha, son silencieux avertissement ; sa dernière volonté, à la mère qui ne désirait qu’épargner les dernières bribes d’innocence qui brillaient en ton incroyable regard. brillaient au passé, la faute à toutes ces fois où tu t’es jetée aux gorges fragiles de petits animaux récemment débarqués en ce monde violent.
sans pitié, incessamment ; dans l’unique but de survivre au rude hiver, tu as tué. tu as volé des cœurs et gobé des poumons encore chauds. tu es une bête, rijaha. tu le sais, tu ne l’oublieras jamais.

abandonnée au néant, tu cherches. quoi ? tu ne sais. tu vagabondes seulement, le visage tourné vers la lune à l’éclat morne. tu y quêtes un secret sur l’horizon, à moins que tu ne désires que te connaître toi-même. tu as oublié les raisons qui t’ont poussé à fuir la frêle taïga où tu as vu le jour pour la première fois. tu as renoncé à ce vœu qui animait, autrefois, ce cœur aujourd’hui sauvagement assassiné par la solitude.
rongée, tu ne remarques pas la fissure ; une craquelure partiellement recouverte par l’épaisse couverture givrée. le vide craque sous ton poids de plume, et la chute démarre. lourdement, tu tombes. tu t’écrases méchamment,  dans un cri effroyable, moins d’un mètre vingt plus en-deçà. les membres chancelants, tu te redresses maladroitement et découvres le pan de ciel grisâtre, synonyme d’une tempête en approche.
tu frémis, touchée par l’horreur. tu t’actives, néanmoins. tu cherches à atteindre le sommet de ce que tu identifies comme le monde, le vrai. tu t’écorches les reins sur les aspérités, en proie aux doutes ; demeureras-tu au fond d’un trou jusqu’à la fin ? une tombe à ciel ouvert, ni plus ni moins. à peine assez large pour que tu y tournes sur toi-même ; à peine assez haut pour t’emprisonner, mais pas assez pour te priver de la lumière… et des intempéries.
en silence, tu pries.
ta gueule s’entrouvre et lâche un hurlement désespéré, habitée que tu es par l’espoir que quelqu’un t’entende, au moins.

HRP : Je dépose le RP à la Vallée Jaune, pour le moment. Néanmoins, d’un commun accord avec la Fondatrice, il sera glissé au « Sommet des Mondes » lorsque le lieu sera créé ! <:
Pour la faire sobre, l’environnement est une montagne escarpée où les crevasses sont nombreuses où la neige recouvre toutes les brèches et fissures, prenant au piège quiconque s’y risque !



Sans solitude, sans épreuve du temps, sans passion du silence, sans excitation et rétention de tout le corps, sans titubation dans la peur, sans errance dans quelque chose d'ombreux et d'invisible, sans mémoire de l'animalité, sans mélancolie, sans esseulement dans la mélancolie, il n'y a pas de joie. — Pascal Quignard.
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MessageSujet: Re: dans l'aube éclatante » lucio   Dim 12 Juin - 18:16

Le regard éteint, Lucio avançait à travers le froid glacial de la tempête qui commençait à se lever. Ses muscles tout juste développés, étaient endoloris par la marche et le froid intense, et son pelage couleur de feu, prenait une teinte blanchâtre à cause du blizzard. Il avançait sans but réel, malgré son envie de s’effondrer, son instinct de survie le poussait à avancer, toujours un peu plus...

Le vent sifflait dans ses oreilles, quand soudain, un hurlement, pourtant très léger, parvint à ses oreilles. Croyant rêver, après tout, qui oserait s'aventurer dans un endroit aussi inhospitalier ? Il s’arrêta. Pendant quelques secondes, rien ne se passa, et alors qu'il allait reprendre sa marche sans fin, le hurlement retenti de nouveau. Le jeune chien, leva la tête et se précipita vers ce son, si rassurant à ses oreilles. Animé d'une nouvelle force, il s'élança à une vitesse hallucinante vers l'origine du bruit, manquant de tomber dans une brèche situer dans le sol.

Le hurlement l’emmena près d'une crevasse, plutôt étroite et très glissante. Il passa la tête au travers et aperçu une jeune louve à la fourrure claire. Elle semblait désespérée, là, gisant sur le sol, maigre et épuisée. Le groenlandais, trop content d'enfin voir un de ses semblables, sauta avec agilité sur un roc de glace situé un peu plus bas dans le précipice, dans le but de l'aider.

- Hey ! Hurla-t-il, pour attirer l'attention de la jeune louve.

Elle leva fébrilement la tête, son regard se teinta soudain d'espoir. Elle s'appuya sur la parois, marquant la glace de ses griffes.

Le vent devint soudain plus fort, forçant le rouquin à se plaquer contre le bloc de glace pour ne pas rejoindre sa camarade. Il pencha la tête et réussi à attraper la fourrure de la louve entre ses puissantes mâchoires. Puis, il tira avec force le corps de sa congénères, qui l'aidait du mieux qu'elle le pouvait en poussant avec force sur ses pattes.

Après quelques minutes qui lui semblèrent interminable, il réussi à la dégager de ce piège naturel et mortel. Ils s’assirent en silence, reprenant calmement leur souffle tandis que la tempête se dirigeait vers eux.


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Rijaha
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MessageSujet: Re: dans l'aube éclatante » lucio   Mer 15 Juin - 19:59

tu chiales, tu couines, tu jappes ; en silence, tu formes le nom de celle qui t’a balancé dans ce monde sans réconfort. le nom de celle que tu as renoncé à suivre dans son funeste voyage, du temps où vous n’étiez que deux louves sur un morceau de banquise ; loin de tout, loin de vous-mêmes. aux côtés de vos ancêtres transformés en flocons pour l’occasion, vous vous dépêchiez de danser, les courbes de vos corps épousées par la pluie figée.
comme s’il était figé, ce temps qui n’a eu de cesse de s’échapper, depuis. le visage rejeté vers les cieux mécontents, tu te fragilises de te savoir seule ; esseulée entre ces perles de cristal qui dégueulent des nuages et tombent au sol, sans un son. sans un bruit, afin de troubler la pénombre qui, épaisse comme l’haleine de l’hiver, coule sur la montagne.

à l’aide ! que tu hurles en une triste ritournelle.

les minutes s’égrènent ; à moins qu’il ne s’agisse d’heures, en réalité ? tu as oublié jusqu’à la couleur du ciel, à la pleine journée. tu sombres dans une torpeur douloureuse, divisée entre la réalité qui te gèle les membres, et le reste ; les rêves décousus où le soleil réchauffe méchamment ta nuque, assise que tu es sur une plage rongée par les vagues courageuses. tu frissonnes, dans l’obscurité étincelante de ton mince tombeau.
vautrée sur le côté, tu te laisses aller. autrefois impétueuse, tu en es réduite à cela ; à un amas de regrets qui te hantent exagérément. l’air siffle, à proximité. tu songes qu’un fantôme s’est sûrement décidé à quêter ton âme ; à moins qu’il ne s’agisse d’un ange ? tu lèves les orbes, toutefois. tu rencontres un frêle squelette, un jumeau ; un frère de fourrure, quoique la sienne flirte dangereusement avec les couleurs du crépuscule enflammé.

hey !

étrangement, tu lui décoches un sourire las ; comme s’il représentait un quelconque espoir. comme s’il s’était soudainement changé en le Messi. tu lui adresses un regard bouffé par les doutes de ne jamais s’en sortir ; et, finalement, tu te lèves. tu renonces à ton pan de glace et furète jusqu’à son niveau. muée dans un silence lourd de sens, tu lui demandes son aide.
les lames émoussées qui te servent d’armes rencontrent la roche immobile où tu t’accroches avec l’énergie de celle qui se pense condamnée ; de celle qui retrouve un second souffle après avoir cru en avoir terminé avec la vie. tu l’observes, du coin de l’œil. tel un avertissement silencieux qui semble murmurer au mâle - ouais, un mâle - de l’abandonner à son triste sort, le vent se couche sur eux et lâche ses cris d’agonie. malgré tout, tu refuses de le voir se retourner, le chien à la voix chaude et rauque. sans prévenir, des mâchoires impitoyables se referment sur sa nuque chétive ; il cherche à te soulever, ou à te tuer ?
néanmoins, tu pousses. les ongles enchâssés dans les blocs qui ne frémissent pas, même sous vos poids respectifs, tu tentes de t’élever vers les cieux qui foudroient les environs d’une neige immaculée.
jusqu’à ce que tu y arrives, rijaha. jusqu’à ce que tu parviennes à sauver ce qu’il te reste de vie ; enfin émergée de ce trou aux allures de tombeau. un soupir soulagé s’échappe d’entre tes lèvres sombres, de même que des remerciements à peine audibles.

la tempête est proche.

tu te lèves, à nouveau plongée dans un silence de détresse. tu peines à rassembler ces forces qui te manquent, faute d’un repas récent. tu chancèles, à peine. une fois dressée sur ces membres que tu détestes - tu les juges trop chétifs - tu t’élances dans une lenteur que tu sais abominable. tu lui adresses un regard de biais.

trouvons un abri pour le reste de la nuit, avant que la neige et le vent ne nous perdent.

tu es calme, manifestement ; c’est un genre que tu te donnes. en réalité, tu es terrifiée qu’il puisse lui arriver malheur, au canidé aussi épais que tu ne l’es. tu ponctues ces mots d’un sourire malaisé, et entames la descente. tu as remarqué une aspérité, plus tôt dans la journée. un refuge - certes de fortune - afin de ne pas tomber dans le précipice, quelques dizaines de mètres plus bas. tu t’y coules avec empressement, l’autre sur tes talons ; du moins, c’est ce que semblent indiquer les froissements du manteau blanc sous vos pas.
finalement, il est là, votre salut pour la nuit. tu t’y engouffres, sans un mot. lorsqu’enfin, les premiers flocons dégringolent vigoureusement des cieux tourmentés, tu conserves tes prunelles sur les intempéries qui se déchaînent, trop heureuse de ne pas être en-dessous.

je suis rijaha… tu hésites, rien qu’un moment. merci pour tout à l’heure.



Sans solitude, sans épreuve du temps, sans passion du silence, sans excitation et rétention de tout le corps, sans titubation dans la peur, sans errance dans quelque chose d'ombreux et d'invisible, sans mémoire de l'animalité, sans mélancolie, sans esseulement dans la mélancolie, il n'y a pas de joie. — Pascal Quignard.
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MessageSujet: Re: dans l'aube éclatante » lucio   Mer 17 Aoû - 18:56

- La tempête est proche.

Elle se releva et chancela légèrement, le jeune chien l'observa de plus près, elle avait l'air dans un piteux état, il remarqua également les traits du mélange d’espèces qui émanait de son physique. Il se releva, ses pattes raides et ses coussinets écorchés par le froid.

- Trouvons un abri pour le reste de la nuit, avant que la neige et le vent ne nous perdent.

La louve lui adressa un faible sourire et partit avec lenteur. Après quelques secondes d'hésitement, le rouquin se décida à la suivre, elle avait l'air de savoir ou elle allait, et il était fatigué. Un minimum d'effort dans cette contré perdu pouvait facilement leur faire perdre de l'énergie.

Il aperçu un petit renfoncement près d'un glacier et vit la louve au pelage clair s'y glisser, Lucio n'attendit pas son reste et la suivi de près, trop heureux de s'abriter pour cette nuit. Il entra, s'ébroua activement et alla s’asseoir près de la louve, le regard tourné vers les flocons qui semblaient se battre férocement avec cette tempête.

- Je suis rijaha… Elle hésita un moment. Merci pour tout à l’heure.

Un sourire apparut sur les babines du canidé.

- Tout le plaisir était pour moi. Fit-il de sa voix grave. Moi c'est Lucio.

Il s'arrêta un instant, ancrant son regard sur elle.

- Que fait-tu seule ici ?


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